DIM ou Décoration Intérieure Moderne a été fondée après la guerre de 1914-1918 par René JOUBERT et Georges MOUVEAU. Le but était d’éditer et de réaliser des meubles et des décors intérieurs.
À partir de 1924, Philippe PETIT, présente, individuellement ou en collaboration, des meubles “DIM” de série, en chêne ou en noyer massif qui se caractérisent par des structures robustes simples et rustiques et une ornementation réduite.
Dans la production des premières années figurent aussi des chaises gondoles d’esprit Restauration, qui s'apparentent à celles que RUHLMANN exécute à la même époque. Le décor se compose de fines frises sculptées en faible relief, de fruits et de fleurs stylisées, ou encore d'éléments en fer forgé.
À côté de cette production de série, JOUBERT et MOUVEAU ou JOUBERT et PETIT, fabriquent aussi des meubles plus luxueux, plaqués de bois exotiques ou de bois indigènes dont ils exploitent, comme Léon JALLOT, les spectaculaires effets de veinures, ou qu’ils disposent en marqueteries géométriques.
Très construits, très sobres, peu ou pas décorés, ces meubles aux formes massives, dépourvus de corniches, reposent sur des socles. L’ornementation se réduit à quelques marqueteries et pieces d’ivoire.
Enfin, toute une série de meubles,d'armoires, de bibliothèques, bahuts, buffets offrent une disposition tripartite très caractéristique avec un corps central tantôt en retrait, tantôt en saillie.
En 1925, à l’Exposition des Arts Décoratifs, D.I.M. possède sa propre boutique sur le Pont Alexandre III et réalise la salle à manger des appartements privés "d’Une Ambassade française".
D’abord établie 19, place de la Madeleine, la société ouvre, cette même année, un magasin 40, rue du Colisée. En plus des meubles, elle produit des appareils d’éclairage, des miroirs, divers objets d’ameublement, des tissus, des moquettes, des tapis....
La mort de René JOUBERT en 1931 et le départ de Philippe PETIT la même année, ne mettent pas fin à l’activité de la société D.I.M., qui poursuit son activité jusque dans les années 40.